Comment s’établir en tant qu’écrivain public

  Je reçois assez régulièrement des mails me demandant comment je vis de mon activité d’écrivain public et quel parcours j’ai suivi avant de m’installer à mon compte. Pour éviter de répéter 100 fois la même chose à 100 destinataires différents, j’ai décidé d’écrire ce billet, qui, je l’espère, vous sera utile si vous comptez vous lancer dans l’aventure. Quelles études pour devenir écrivain public ? Il existe plusieurs formations pour exercer ce métier : la Licence professionnelle Conseil en écriture professionnelle & privée Ecrivain public à l’Université Sorbonne Nouvelle Paris 3, le DU Ecrivain public/Auteur conseil à l’Université de Toulon et les modules Ecrivain public du CNED. Mais la plupart des professionnels en place n’ont pas suivi ces formations et viennent d’horizons variés. En ce qui me concerne par exemple, je suis titulaire d’une Licence de Lettres modernes, suivie d’une expérience de quatorze années dans la presse écrite. Ma reconversion en tant qu’écrivain public est donc une suite logique de mon parcours. Peut-on vivre en exerçant uniquement une activité d’écrivain public ? Je ne vous cacherai pas qu’il est très difficile de bien gagner sa vie en tant qu’écrivain public. Certains réussissent à vivre de leur métier, mais ils s’en donnent les moyens car c’est un travail de chaque instant ! Prospection, référencement, réseau… rien ne doit être négligé. D’autant plus que la majorité des Français ne savent pas ce qu’est un écrivain public. Ils ne savent pas non plus que des professionnels de l’écrit sont là, dans l’ombre (hélas !), pour les aider dans tous leurs écrits. Il y a donc tout un travail d’information à mener...

Un écrivain public n’est pas un écrivain !

Si j’en juge les mails que je reçois parfois ou les discussions entendues autour des écrivains publics, force est de constater que peu de gens savent vraiment ce qu’est vraiment un écrivain public (j’en avais d’ailleurs déjà parlé sur ce blog). Pour beaucoup, un écrivain public, c’est un écrivain. Point. De l’écriture, oui, mais un but différent Il est vrai que cette dénomination peut porter à confusion. Dans « écrivain public », il y a « écrivain », non ? Et notre métier consiste indéniablement à rédiger, aucun doute sur le sujet. Mais là où l’écrivain ira puiser au fond de lui-même l’inspiration qui lui sera nécessaire pour faire progresser son histoire, un écrivain public s’inscrira dans le quotidien des gens : rédaction d’une lettre de motivation ou de contestation, correction d’une thèse, relecture d’un manuscrit… Des prestations variées qui tournent toutes autour de ce noyau commun qu’est l’écriture. De soi vers le monde… Un écrivain fait partager à ses lecteurs son monde intérieur, ses idées, sa conception de la vie et des autres ; il met un peu (beaucoup, passionnément…) de lui dans ses histoires. Il crée son propre univers, dans lequel on pénètre. Pour l’écrivain public, la démarche est similaire, mais le but diffère : nous devenons le porte-parole de nos clients, nous nous imprégnons de leurs mots, de leur façon de penser, et nous reproduisons le plus fidèlement possible sur papier ce qu’ils sont dans la vie. Mais contrairement à l’écrivain, nous ne créons pas un univers à partir de notre moi propre, nous sommes un relais. Et parfois, les deux se rejoignent ! Mais comme rien n’est simple dans...

Un écrivain public, pour quoi, pour qui ?

Cela fait un moment que je me pose des questions sur l’appellation « écrivain public« . Est-ce vraiment adapté aux prestations que je propose et aux marchés que je veux conquérir (oh, je parle comme une multinationale !) ? « Ecrivain public », ça sonne bien, c’est intrigant, ça donne envie d’en savoir plus… Mais c’est aussi ça le problème. En fait, le grand public ne sait pas vraiment ce que c’est qu’un écrivain public. « Ah bon, ça existe encore, les écrivains publics ? C’est marrant ça ! » Marrant, marrant… c’est vite dit. Je n’avais pas mesuré, quand j’ai lancé mon activité, à quel point cette profession était méconnue. Certains pensent que ce vieux métier a disparu depuis longtemps. D’autres croient que les écrivains publics ne s’adressent qu’à un public d’illettrés ou en grandes difficultés sociales. La grande majorité, quant à elle, n’a même jamais entendu parler de notre profession ! On le confond aussi avec le métier d’écrivain. Bref, un vrai méli-mélo difficile à clarifier. J’avais envisagé, avec mes consoeurs (pas de confrères dans l’histoire, désolé !), de lancer une opération de communication percutante (un buzz, comme on dit en bon français) pour faire connaître les écrivains publics auprès du grand public et marquer les esprits. Mais je me demande si c’est la bonne voie, finalement… Pour les entreprises, on dit écrivain public ou rédactrice ? Je suis depuis quelques semaines une formation avec la CCI d’Orléans. J’y ai appris beaucoup de choses très intéressantes en termes de positionnement, de prospection, de marketing direct, d’expression orale… Enfin, je ne vais pas tout vous raconter ici, ce n’est pas le but de ce billet,...

Il y a écrivain public… et écrivain public

Dans la vie, on a toujours le choix : un hôtel dans une zone industrielle ou un confortable relais & château, un fast-food ou un bistrot gastronomique. On peut décider d’économiser pour acheter une belle paire de chaussures en cuir ou se précipiter sur des pompes made in China. On peut bricoler un site Internet professionnel sans rien y connaître ou faire appel à un prestataire qualifié. Bref, on peut choisir la qualité ou le portefeuille. Mais si on privilégie les prix bas, on ne doit ensuite pas s’étonner de ce qu’on obtient en retour. Des écrivains publics à la pelle Vous l’avez sans doute remarqué, les écrivains publics pullulent littéralement sur Internet. Un peu comme de la mauvaise herbe. Je n’ose imaginer le pourcentage de professionnels vraiment compétents dans le lot. J’espère que nous sommes majoritaires (vous me permettrez de m’inclure dans le lot !), mais j’ai un doute. Combien de fois suis-je tombée sur le site d’un « confrère » et suis-je restée consternée devant tant de médiocrité : fautes d’orthographe à toutes les lignes ou presque, syntaxe douteuse, contenu médiocre… Eh oui, cela va peut-être paraître incroyable à certains, mais on ne s’improvise pas écrivain public ! Le minimum est bien sûr d’être irréprochable en matière de langue française, mais même quand c’est le cas, ça ne suffit pas. Ecrire, comprendre, être en empathie Il faut donc savoir écrire, c’est un minimum (dont ne s’embarrassent pas tous ces prétendus écrivains publics, qui considèrent l’orthographe comme une option !), mais il faut aussi être capable d’empathie pour comprendre précisément la demande du client et y répondre de la manière...